‹ Œuvres spirituelles du P. JuddeChapitre 12 sur 140 · AVERTISSEMENT. XXJ · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT. XXJ

Le fondement de la seconde partie est que Jésus-Christ a été donné aux hommes pour les racheter de la damnation éternelle par l'application de ses mérites , les conduire à Dieu, leur principe et leur dernière fin , et au ciel leur véritable patrie. Dans cette seconde semaine, le chrétien, mais surtout l'homme consacré au ministère évangélique, est formé aux plus solides vertus , sur les exemples de Jésus- Christ dans sa vie cachée et dans sa vie publique ; ce qui répond à la vie illuminative.

La troisième partie a pour fondement la passion et la mort de Jésus-Christ, proposé pouy exemple à tous les chrétiens , pour les engager à pratiquer les vertus héroïques et à souffrir avec patience et même avec joie les misères de cette vie , ce qui ouvre le chemin à la vie unitive.

La quatrième partie considère l'état de Jésus- Christ ressuscitent ses différentes apparitions; motifs et modèles d'une vie parfaite. Dans celte dernière partie, on travaille à porter l'homme à la plus grande perfection, et à l'établir dans l'union intime avec Dieu , et dans son saint et pur amour ; ce qui est le comble de la perfection.

De tout ceci, dira-t-on, il est naturel de con-

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dure que cette grande Retraite sera sans doute fort utile, mais, i ."comment faire une Retraite de huit ou dix jours , en se servant d'une Retraite de trente jours ?

Je réponds que la premièrepartie de la grande Retraite peut servir même seule , à ceux qui veulent se convertir ou s'affermir dans leur conversion; la seconde, de même, aux ministres de l'Eglise et aux prédicateurs ; la troisième et la quatrième, aux âmes qui sont sensibles aux souffrances de Jésus-Christ et qui tendent à la perfection . Mais , pour servir tous les goûts , j'ai mis à la fin une table qui indiquera les méditations qu'on peut choisir pour une Retraite de huit ou dix jours.

2.0 L'auteur a plusieurs méditations, quelquefois quatre ou cinq, sur le même sujet : il dit même qu'on peut en faire quelqu'une à la place de quelqu*autre. On peut donc les retrancher tout-à-fait , comme inutiles , sans faire tort au plan de la grande Retraite.

L'auteur explique cette multiplicité de méditations, et en fait voir l'utilité; elles sonttoutes différemment traitées. Je n'en retrancherai aucune. Il en est de même de la méditation générale sur la passion , sur la vie nouvelle de Jésus-Christ ressuscité , suv l'usage du Cruci-

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fix, et de quelques autres méditations surnuméraires, que les copistes ont fait entrer dans le corps de la grande Retraite, et dont les Pères spirituels se sont servis, avec raison, pour l'avantage des fidèles.

3.° On ne trouve point , dans cette grande Retraite , la méditation sur V union avec Jésus- Christ, et celle sur l'imitation de Jésus-Christ.

Elles sont , la première , dans la méditation de Jésus-Christ en qualité de chef ; la seconde, dans la méditation de Jésus-Christ, maître , modèle, et juge,

4-.° H y a des expressions qui surprennent , par leur précision et par une transition brusque et imprévue.

Cela est vrai; exemple : Jésus-Christ se montre à Marie Magdeleine , qui se désolait de %e pas le trouver dans le sépulcre : si c'est vous qui l'avez enlevé, dites-moi où vous lavez mis , eic.(i); maisle lecteur est bientôt aufait, et vouloir changer cet arrangement , ce serait le gâter et le rendre lâche.

Quelquefois l'auteur se met à la place de ceux à qui il parle. C'est une manière d'adoucir la réprimande , en paraissant la partager , comme quand il s'écrie : Malheur à nous, si nous

(*) Troisième partie, t. a.

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