DE LA LECTURE
A la préparation, succède la lecture du sujet qu'on doit méditer. Elle ne doit point être faite à la hâte ni à la légère, mais elle doit être attentive et calme; il faut que l'entendement s'applique à saisir ce qu'il lit^ et que la volonté, beaucoup plus encore, s'applique à le goûter. Q.uand on arrive à un mystère, à une circonstance, enfin à un endroit de la lecture qui donne de la dévotion, qu'on s'y arrête un peu plus, afin de s'en pénétrer plus profondément. Que la lecture ne soit pas très-longue, afin de donner plus de temps à la méditation; car le profit que Tâme en retire est d'autant plus grand, qu'elle scrute et pèse davantage les choses, et que sa volonté s'y