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PROCÈS DE LA CANONISATION

Dans la suite, un nouveau procès fut instruit, en vertu d'un autre décret du Pape Urbain VIII ; on constata la persistance de la renommée de sainteté du serviteur de Dieu, et l'accroissement de la vénération publique pour ses reliques. D'autres miracles furent reconnus et approuvés par notre prédécesseur d'heureuse mémoire, Innocent X, le 8 mars i65o, dans le nouveau procès ouvert sur les faits qui avaient suivi la béatification de Pierre, d'après les prières et les instances réitérées des évéques, des princes et des villes de l'Espagne tout entière. La sacrée Congrégation des rites , réitérant sa demande, le T2 avril 1660, déclara que l'on pouvait procéder en sûreté à la canonisation de Pierre, et qu'il lui paraissait expédient dans le Seigneur, qu'une si longue persévérance dans l'exercice d'une mortification, dont la rigueur et la con-

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tinuité soutenues jusqu'au prodige, furent un gage si éclatant de la perfection de son amour pour Dieu, fût proposée à la vénération et à Timitation des fidèles, pour produire en eux des fruits abondants de salut.

Après la mort de notre prédécesseur Alexandre VII d'heureuse mémoire, qui avait approuvé ce décret, et après l'exaltation au trône pontifical du Pape Clément , que nous avons déjà nommé plus haut, les premières enquêtes furent reprises. Sur les nouvelles instances des Princes catholiques, mais surtout du Roi Catholique, Charles 11^ du nom, on réunit le i8 mars 1669, un consistoire secret, dans lequel notre vénérable frère, Martius Ginetti, évéque d'Ostie, cardinal de la sainte Eglise romaine, présenta la cause du B. Pierre ; et tous les cardinaux présents, invités à donner leur avis , déclarèrent souhaiter que le Souverain Pontife Clément procédât à la canonisation solennelle. C'est pourquoi, dans le consistoire qui suivit, après le discours de notre bien-aimé fils Alexandre Caprara, alors avocat consistorial, sur la canonisation du B. Pierre, on adressa au même Clément d'humbles supplications au nom dudit roi Charles, des dites provinces, et en celui du Ministre général et de l'Ordre tout entier des Frères Mineurs.

Le même Clément, notre prédécesseur, près-

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crivit d'abord , comme le réclamait l'importance de la cause, des prières et des jeûnes à tous les fidèles auxquels une indulgence était accordée à cet effet, pour attirer les lumières d'en haut sur cette décision. Ensuite, dans un consistoire semi-public, les cardinaux, les patriarches, les aichevêques et les évéques, au nombre desquels nous nous trouvions, après avoir approuvé, en présence du même Clément, notre prédécesseur, la canonisation, par suffrages écrits, désignèrent unanimement le Dimanche in aîbis, pour en célébrer la solennité.

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