ACTE III, SCÈNE XIV {il
BARTHOLO. — Ne frottez donc pas.
figaro. — C'est le gauche. Voudriez-vous me faire le plaisir d'y
Souffler Un peu fort? (Bartholo prend la tête de Figaro, regarde par-dessus, le pousse violemment et va derrière les amants écouter leur conversation.)
le comte, bas à Rosine. — Et quant à votre lettre, je me suis trouvé tantôt dans un tel embarras pour rester ici...
FIGARO, de loin pour avertir. — Hem!... hem!...
le comte. — Désolé de voir encore mon déguisement inutile... bartholo, passant entre deux. — Votre déguisement inutile!
ROSINE, effrayée. — Ah !...
bartholo. — Fort bien, madame, ne vous gênez pas. Comment! sous mes yeux même, en ma présence, on m'ose outrager de la sorte!
le comte. — Qu'avez-vous donc, seigneur?
bartholo. — Perfide Alonzo!
le comte. — Seigneur Bartholo, si vous avez souvent des lubies comme celle dont le hasard me rend témoin, je ne suis plus étonné de l'éloignement que mademoiselle a pour devenir votre femme.
Rosine. — Sa femme! Moi? Passer mes jours auprès d'un vieux jaloux, qui, pour tout bonheur, offre à ma jeunesse un esclavage abominable l
bartholo. — Ah! qu'est-ce que j'entends!
rosine. — Oui, je le dis tout haut; je donnerai mon cœur et ma main à celui qui pourra m'arracher de cette horrible prison, où ma personne et mon bien sont retenus contre toute justice. (Rosin»
sort.)