‹ Œuvres; théâtre et mémoiresChapitre 118 sur 317 · SCÈNE I. — BARTHOLO, DON BAZILE, une lanterne de papier & la main · texte numérisé non relu

SCÈNE I. — BARTHOLO, DON BAZILE, une lanterne de papier & la main

bartholo. — Comment, Bazile, vous ne le connaissez pas? ce que vous dites est-il possible?

bazile. — Vous m'interrogeriez cent fois, que je vous ferais toujours la même réponse. S'il vous a remis la lettre de Rosine, c'est sans doute un des émissaires du comte. Mais, à la magnificence du présent qu'il m'a fait, il se pourrait que ce fût le comte luimême.

bartholo. — Quelle apparence? Mais à propos de ce présent... et pourquoi l'avez-vous reçu?

bazile. — Vous aviez l'air d'accord; je n'y entendais rien; et dans les cas difficiles à juger, une bourse d'or me paraît toujours un argument sans réplique. Et puis, comme dit le proverbe, ce qui est bon à prendre...

bartholo. — J'entends, est bon...

bazile. — A garder.

BARTHOLO, snrpris. — Ah ! ah !

bazile. — Oui, j'ai arrangé comme cela plusieurs petits proverbes avec des variations. Mais, allons au fait : à quoi vous arrêtez-vous?

bartholo. — En ma place, Bazile, ne feriez-vous pas les derniers efforts pour la posséder?

bazile. — Ma foi, non, docteur. En toute espèce de biens, posséder est peu de chose; c'est jouir qui rend heureux : mon avis est quépcmser une femme dont on n'est point aimé, c'est s'exposer...

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