ACTE II, SCÈNE IV 20o
siZANNE. — A qui mes habits?
figaro. — Chérubin.
la comtesse. — Il est parti.
figaro. — Non, pas pour moi : veut-on me laisser faire?
suzanne. — On peut s'en fier à lui pour mener une intrigue.
figaro. — Deux, trois, quatre à la fois, bien embrouillées, qui se croisent. J'étais né pour être courtisan.
suzanne. — On dit que c'est un métier si difficile !
figaro. — Recevoir, prendre et demander; voilà le secret en trois mots.
la comtesse. — Il a tant d'assurance, qu'il finit par m'en inspirer.
figaro. — C'est mon dessein.
suzanne. — Tu disais donc?
figaro. — Que pendant l'absence de monseigneur, je vais vous envoyer le Chérubin : coiffez-le, habillez-le; je le renferme et l'endoctrine ; et puis dansez, monseigneur. (n sort.)