HUITIÈME COUPLET
Un jour vous marierai. — Nenni n'en faut parler; Je veux traîner ma chaîne, (Que mon cœur, mon cœur a de peine!) Mourir de cette peine :
Mais non m'en consoler.
la comtesse. — Il y a de la naïveté... du sentiment même.
SUZANNE va poser la guitare sur un fauteuil 2. — Oh! pOUT du Sentiment,
c'est un jeune homme qui... Ah çà, monsieur l'officier, vous a-t-on
1. Ici la comtesse arrête le page eu fermant le papier. Le reste ne se chante pas au théâtre.
S. Chérubin, Saianne, la Comtesse,
dit que pour égayer la soirée, nous voulons savoir d'avance si un de mes habits vous ira passablement?
la comtesse. — J'air peur que non.
Suzanne se mesure avec lui. — Il est de ma grandeur. Otons d'abord
le manteau. (Elle jle détache.)
LA comtesse. — Et si quelqu'un entrait?
Suzanne. — Est-ce que nous faisons du mal donc? Je vais fermer la porte. (Elle court.) Mais c'est la coiffure que je veux voir. la comtesse. — Sur ma toilette, une baigneuse à moi. (Suzanne
entre dans le cabinet dont la porte est au bord du théâtre.)