SCÈNE IX. — CHÉRUBIN, à genoux, LA COMTESSE, assise
CHÉRUBIN, les yeux baissés. — Celui qui m'est ôté m'aurait guéri en moins de rien.
la comtesse. — Par quelle vertu? (Lui montrant le taffetas) Ceci vaut mieux.
chérubin, hésitant. — Quand un ruban... a serré la tête... ou touché la peau d'une personne...
la comtesse, coupant la phrase. — ...Étrangère, il devient bon pour
Beaumarchais. £5
les blessures? J'ignorais cetto propriété. Pour l'éprouver, je garde celui-ci qui vous a s m le ; V la première égratignure... de mes femmes, j'en ferai V . ai.
chérubin, pénétré. — z, et moi je pars.
LA COMTESSE. — Non pou I 0\ PS.
chérubin. — Je suis si H' :uxl
la comtesse, émue. — Il pi ure à présent! C'est ce vilain Figaro ,• avec son pronostic!...
chérubin, exalté. — Ah! je \ oudrais toucher au terme qu'il m'a prédit! sûr de mourir à l'instant, peut être ma bouche oserait...
LA COMTESSE l'interrompt et lui essuie les yeux avec son mouchoir. — Taisez-
vous, taisez-vous, enfant. Il n'y a pas un brin de raison dans tout Ce que VOUS dites. (On frappe à la porte, elle élève la voix.) Qui frappe
ainsi chez moi?