‹ Œuvres; théâtre et mémoiresChapitre 159 sur 317 · SCÈNE IX. — CHÉRUBIN, à genoux, LA COMTESSE, assise · texte numérisé non relu

SCÈNE IX. — CHÉRUBIN, à genoux, LA COMTESSE, assise

CHÉRUBIN, les yeux baissés. — Celui qui m'est ôté m'aurait guéri en moins de rien.

la comtesse. — Par quelle vertu? (Lui montrant le taffetas) Ceci vaut mieux.

chérubin, hésitant. — Quand un ruban... a serré la tête... ou touché la peau d'une personne...

la comtesse, coupant la phrase. — ...Étrangère, il devient bon pour

Beaumarchais. £5

les blessures? J'ignorais cetto propriété. Pour l'éprouver, je garde celui-ci qui vous a s m le ; V la première égratignure... de mes femmes, j'en ferai V . ai.

chérubin, pénétré. — z, et moi je pars.

LA COMTESSE. — Non pou I 0\ PS.

chérubin. — Je suis si H' :uxl

la comtesse, émue. — Il pi ure à présent! C'est ce vilain Figaro ,• avec son pronostic!...

chérubin, exalté. — Ah! je \ oudrais toucher au terme qu'il m'a prédit! sûr de mourir à l'instant, peut être ma bouche oserait...

LA COMTESSE l'interrompt et lui essuie les yeux avec son mouchoir. — Taisez-

vous, taisez-vous, enfant. Il n'y a pas un brin de raison dans tout Ce que VOUS dites. (On frappe à la porte, elle élève la voix.) Qui frappe

ainsi chez moi?

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