‹ Œuvres; théâtre et mémoiresChapitre 259 sur 317 · SCÈNE XXI. — LE COMTE, FIGARO/LÉON, BÉGEARSS · texte numérisé non relu

SCÈNE XXI. — LE COMTE, FIGARO/LÉON, BÉGEARSS

FIGARO, accourant. — Les Voilà, les Voilà !

LE comte. — Dans les bras l'un de l'autre! Eh! vous perdez l'esprit.

figaro, stupéfait. — Ma foi ! monsieur... on le perdrait à moins.

le comte à Figaro. — M'expliquerez-vous cette énigme?

léon, tremblant. — Ah! c'est à moi, mon père, à l'expliquer. Pardon! je dois mourir de honte! Sur un sujet assez frivole, je m'étais... beaucoup oublié. Son caractère généreux, non seulement me rend à la raison, mais il a la bonté d'excuser ma folie en me la pardonnant. Je lui en rendais grâce lorsque vous nous avez surpris.

le comte. — Ce n'est pas la centième fois que vous lui devez de la reconnaissance. Au fait, nous lui en devons tous. (Figaro, sans

parler, se donne un coup de poing au front. Bégearss l'examine et sourit.)

le comte, à son fils. — Retirez- vous, monsieur. Votre aveu seul enchaîne ma colère.

bégearss. — Ah! monsieur, tout est oublié.

le comte, à Léon. — Allez vous repentir d'avoir manqué à mon ami, au vôtre, à l'homme le plus vertueux...

léon, s'en allant. — Je suis au désespoir!

figaro à part, avec colère. — C'est un légion de diables enfermés dans un seul pourpoint.

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