‹ Œuvres; théâtre et mémoiresChapitre 292 sur 317 · SCÈNE PREMIÈRE. — LE COMTE, LA COMTESSE, LÉON · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE. — LE COMTE, LA COMTESSE, LÉON

SUZANNE. (La comtesse, sans rouge, dans le plus grand désordre de parure.)

léon soutenant sa mère. — Il fait trop chaud, maman dans l'appartement intérieur. Suzanne, avance une bergère. (On l'assied.)

LE COMTE, attendri, arrangeant les coussins. — ÊteS-VOUS bien assise?

Eh quoi ! pleurer encore?

la comtesse accablée. — Ah ! laissez-moi verser des larmes de soulagement! Ces récits affreux m'ont brisée! cette infâme lettre surtout.

le comte délirant. — Marié en Irlande, il épousait ma fille ! Et tout mon bien placé sur la banque de Londres eût fait vivre un repaire affreux, jusqu'à la mort du dernier de nous tous!... Et qui sait grand Dieu, quels moyens..:?

la comtesse. — Homme infortuné, calmez-vous! Mais il est temps de faire descendre Florestine; elle avait le cœur si serré de ce qui devait lui arriver! Va la chercher, Suzanne; et ne l'instruis de rien.

le comte avec dignité. -— Ce que j'ai dit à Figaro, Suzanne, était pour vous comme pour lui.

Suzanne. — Monsieur, celle qui vit madame pleurer, prier pen-4

3?8 LA MÈRE COUPAÉLE

dant vingt ans, a trop gémi de ses douleurs pour rien faire qui lés accroisse 1 (Elle sort.)

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