SCÈNE I. — LE BARON HARTLEY, MADAME MURER, EUGÉNIE, BETSY
betsy. — Comme tout ceci est beau ! mais c'est la chambre de ma maîtresse qu'il faut voir.
LE BARON, après avoir bu remettant sou verre sur le plateau. — Celle-ci à
droite?
betsy. — Oui, monsieur; l'autre est un passage par où l'on monte chez madame.
le baron. — J'entends : ici dessus.
madame murer. — Vous ne sortez pas, monsieur? Il est six heures.
le baron. — J'attends un carrosse... Eh bien, Eugénie, tu ne dis mot! est-ce que tu me boudes? Je ne te trouve plus si gaie qu'autrefois.
Eugénie. — Je suis un peu fatiguée du voyage, mon père.
le baron. — Tu as pourtant couru le jardin toute l'après-midi avec ta tante.
Eugénie. — Cette maison est si recherchée...
madame murer. — Il est vrai qu'elle est d'un goût... comme tout ce que le comte fait faire. On ne trouve rien à désirer ici.
Eugénie à part. — Que celui à qui elle appartient. (Betsy sort.)