‹ Œuvres: théâtre et poésiesChapitre 59 sur 145 · ACTE m · texte numérisé non relu

ACTE m

OLOFERNO.

Téte-Dieu ! vous m'insultez , je crois , monsieur le j>etit espagnol.

GDBETTA.

Je ne vous insulte pas , grand colosse d'italien que vous êtes. Je refuse mon attention à votre sonnet. Rien de plus. Mon gosier a plus soif de vin de Chypre que mes oreilles de poésie.

OLOFERNO.

\ 08 oreilles, monsieur le castillan râpé, je vous les clouerai sur les talons !

GUBETTA

\ ous êtes un absurde bélître ! Fi ! A-t-on jamais vu lourdaud pareil ? s'enivrer de vin de Syracuse , et avoir l'air de s'être soùlé avec de la bière !

OLOFERNO.

Savez-vous bien que je vous couperai en quatre , |>ar la mort-Dieu!

GUBETTA , tout CTi dècoupaîit UTifaisan.

Je ne vous en dirai pas autant. Je ne découpe pas d'aussi grosses volailles que vous. — Mesdames, vous ofTrirai-je de ce faisan?

OLOFERNO , se jetant sur un couteau.

Pardieu ! j'éventrerai ce faquin , fiit-il plus gentilhomme que l'empereur !

fLEs FEMMES, sc levant de table.

iel ! \U vont se battre !

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