LE R EH D EZ-VO US
Malgré le doute obscur, notre éternel écueil, C'est la suprême joie et le suprême orgueil!
LA COMTESSE
Je ne viens donc ici que pour être étonnée?
R A Y MO N D
Si vous saviez comme elle est courte, la journée Où l'on s'est réveillé bien en verve et vaillant ! On charge sa palette, on chante en travaillant ; Lente comme une lleur, on voit son œuvre éclore. On s'arrête, on revient, on se repose encore, Puis, sautant du divan où l'on était assis, Vite, paf ! paf ! on met une couche, un glacis ; Et, lorsque tombe alors le trop prompt crépuscule, Pour jeter un dernier regard, on se recule. Quel moment ! On a peint l'été, le grand soleil, On s'y croit ! et l'on dit dans son demi-sommeil. Oubliant le gros poéV et l'atelier tout sombre : « Oh! quelle bonne pipe on fumerait à l'ombre! .> — Mais je vous importune avec ce que je dis...
la comtesse, songeuse.
Non! Je vois : vous avez un petit paradis,