‹ Œuvres. ThéâtreChapitre 161 sur 191 · TOUS LES BOURGEOIS · texte numérisé non relu

TOUS LES BOURGEOIS

Oui!

C L O T I L D E , émue.

Mes braves vassaux, merci du fond de Pâme !

LE BOURGEOIS GRAS, à part.

L'arrière-garde est très nécessaire- J'en suis!

// se sauve.

UNE FEMME, tenant dans ses bras un jeune nourrisson et un autre enfant à la main, s'approche de ClotilJe ; quelques femmes la suivent.

Châtelaine, on répand dans la ville des bruits Sinistres, et l'on dit que la faim nous menace. Mais avec le vaillant Breton au cœur tenace.

2/b LA GUERRE DE CENT ANS.

Nous sommes prêtes, nous, les femmes, à subir Sans un sanglot, sans un regret, sans un soupir, La faim et les horreurs du siège le plus rude. Ne gardez donc pour nous aucune inquiétude, Dame, car nulle épouse et nulle mère ici Ne vous conseillera de demander merci, — Pour toutes je le dis, car je pense comme elles ! — Quand même tarirait le lait de nos mamelles.

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