SCÈNE III
ALAIN, seul.
Seul!
Après un silence.
Allons, triste nuit, passe vite!
Car j'ai soif de l'ivresse ardente des combats! Contre un destin trop dur en vain je me débats! Carnage, me voici! mêlée, ouvre ton gouffre, Que je m'y jette afin d'oublier, car je souffre !
Smuglclmul.
Je souffre, et mon courage à la fin est lassé !
Se re.
Mais non : patrie, à toi je me suis fiancé, Epouse des hardis, toujours fidèle et chaste, L'âme pour ton amour n'est jamais assez vaste!... Et pour te la donner toute, j'en veux bannir De mon rêve fatal jusques au souvenir!
S'approchant du coussin où sont ses armes. Je t'en prends à témoin, ô ma première armure. Si ce cœur bat trop fort, étouffe son murmure Sous la lourde cuirasse et sous le gorgerin, Et qu'il devienne froid ainsi que ton airain ! Si de mes yeux, visière horrible de ce casque. Tombent parfois des pleurs, cache-les sous ton masque Cette main qui jadis dans la sienne tremblait,. Que ton tissu de fer la couvre, ô gantelet, Pour que tu sois solide en sa paume O mon amie! ô ma vaillante! ô mon