‹ Œuvres. ThéâtreChapitre 175 sur 191 · ACTE V, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IV

J'ai sous les yeux le livre ouvert des destinées, Et de ma voix qui sort de l'abîme, apprends-les : La guerre durera cent terribles années; Mais nous chasserons les Anglais.

Le grand Breton qui lient le glaive de la France De l'âpre invasion refoulera le flot ; Sous lui nous toucherons presque à la délivrance; Mais Du Guesclin mourra trop toi.

Après. .. — Oh ! la funèbre et lamen table histoire !

La nef de France sombre et n'est plus que débris. . . Ah! je vois des Anglais par tout le territoire Et leur roi régnant à Paris!

Mais à l'heure où la foi du plus brave chancelle, Voici, terrible ainsi que l'archange en son vol, Surgir le blanc pennon de la bonne Pucelle! Et plus un Anglais sur le sol!

Et plus tard, et sans cesse, invasions, désastres! Et toujours, à la fin, le drapeau triomphant Plane sur le pays délivré, dans les astres. Vive France ! A demain, enfant!

L'apparition se dissipe peu à peu. Le jour parait. Alain sorl de son extase.

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