‹ Œuvres. ThéâtreChapitre 177 sur 191 · ACTE V, SCENE VI · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE VI

ALAIN

Non, Olivier, ma place Esta tes pieds.

OLIVIER, le relevant.

Enfant, viens donc que je t'embrasse !

Tu souffrais, et je n'ai rien à te pardonner.

Ton projet de mourir, tu vas l'abandonner, Frère, je ne veux pas que tu te sacrifies ! Côte à côte, à présent, nous risquerons nos vies. Et la mort, la stérile épouse au flanc glacé, Entre nous deux pourra choisir son fiancé.

OLIVIER, à part.

Il sait tout!

ALAIN, à Clolilde, lentement et tristement.

Quant à vous que j'aimais, ma folie Est passée! Oubliez, ainsi que moi j'oublie, Ce rêve malheureux qui nous fit souffrir tous. Aimez bien Olivier; il est digne de vous; C'est un cœur de héros. — Quant à moi, le poète, Le rêveur, traitez-moi tous les deux comme on traite

298 LA GlERRF. DE CENT ANS

Un enfant maladif et toujours mécontent

Qui fait pleurer sa mère et l'aime bien pourtant.

CIOTUDE, lui tendant la main.

Cette épreuve a rendu notre amitié meilleure, Alain.

OLIVIER, à part.

Faites, mon Dieu, que ce soit moi qui meure!

A L A I M , i part.

Clotilde sera libre, et ce traître exécré,

Le Bâtard de Mareuil, c'est moi qui le tûrai !

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