‹ Œuvres. ThéâtreChapitre 180 sur 191 · ACTE V, SCÈNE X. jOJ · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE X. jOJ

Us sont vainqueurs, et tout sera bientôt fini. Mais que je joigne au moins Olivier de Mauny ! Est-il mort? Mon collier d'or à qui me le montre!

ALAIN, entre vivement, l'épie à la main.

Le Bâtard de Mareuil ! Enfin, je te rencontre, Maudit !

LE BATARD, avec dédain.

Ce n'est pas toi que je cherche. Va-t'en.

Non, car je te défie et vais rendre à Satan Ton âme de félon, de traître et de parjure.

LE BATARD

D'un enfant comme toi je méprise l'injure ; C'est le loup que je veux, et non le louveteau.

ALAIN

Prends garde, car il mord!

LE BATARD

Ma main comme un étau Brohait la tienne, au jeu du luth accoutumée.

Apprends-le, d'aujourd'hui cette main est armée; Et mon estoc, qui mit à mal plus d'un chrétien, Bien que rouge de sang, a soif encor du tien.

LE BATARD

Tu le veux, soit! meurs donc, mais j'aurai peu de joie De ma victoire, ayant une aussi faible proie. A nous deux!

Ils combattent.

ALAIN

Moi, je veux un combat sans merci.

L E B AT AR D

Jeune insensé, c'est toi qui resteras ici.

Alain lui porte un grand coup; le Bâtard tombe. Ah ! je suis mort !

ALAIN, l'achevant d'un coup de dague.

Que Dieu prenne en pitié ton âme '•

LE BATARD, frappant Alain à la tc'.e.

La tienne aussi !

// retombe. Alain se relève en chancelant.

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