‹ Œuvres. ThéâtreChapitre 4 sur 191 · RA Y M O X D · texte numérisé non relu

RA Y M O X D

Madame, J'ai vingt-huit ans passés, mais je garde dans rame La crainte de moi-même et la timidité.

Tout à l'heure, — ne m'en veuillez pas ! — j'ai douté. Je songeais : « C'est peut-être un caprice d'une heure. Qu'ont de si curieux ce coin où je demeure, Ce simple intérieur, ce travail commencé?

b LEHEXCEZ-VOOS

Viendrait-elle pour moi tout seul? C'est insensé!

Elle m*a bien promis; mais le désir frivole

Du cœur, comme l'oiseau de la branche, s'envole. »

Si bien qu'avant d'avoir reconnu votre pas.

Je désirais beaucoup, mais je n'espérais pas.

LA COMTESSE

Eh bien, c'était très mal de douter d'une amie! Voilà tout.

RAY M O ND

Pardonnez-moi donc cette infamie.

LA COMTESSE

Je pardonne, et demande un fauteuil.

Il est tel, Le trouble où vous jetez un trop heureux mortel, Que j'oubliais...

la comtesse, fasse

C'st bien, je vous pardonne encore.

Est-ce assez de bonté?

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