‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 131 sur 160 · OUBLI · texte numérisé non relu

OUBLI

0 ma mère, le vent chasse les feuilles rousses,

Mais je te charmerai par des paroles douces !

Voici de pauvres fleurs qui tremblaient sous les cieux

Toi, tu les trouveras charmantes entre toutes,

Et mes chants seront beaux, puisque tu les écoutes,

Et ce jour terne et gris sera délicieux.

Qui le sait mieux que toi? C'est ainsi depuis Eve. Notre mère toujours est folle de son rêve, Et s'amuse au babil des enfants querelleurs. Tu n'as pas de soucis pourvu que tu nous voies. Car tu sais oublier pour les plus humbles joies Les ennuis de ta vie et les pires douleurs.

19 novembre 1843.

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