‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 17 sur 160 · LA RENAISSANCE · texte numérisé non relu

LA RENAISSANCE

.Vmeine avecques toy la Cyprienne sainte. Ronsard, Éyloiriie ii.

On a dit qu'une vierge à la parure d'or Sur l'épaule des flots vint de Cypre à Cythère, Et que ses pieds polis, en caressant la terre, A chacun de ses pas laissèrent un trésor.

L'oiseau vermeil, qui chante en prenant son essor, Emplit d'enchantements la forêt solitaire. Et les ruisseaux glacés où l'on se désaltère. Sentirent dans leurs flots plus de fraîcheur encor.

La fleur s'ouvrit plus pure aux baisers de la brise, Et sous les myrtes verts, la vierge plus éprise ]{eleva dans ses bras son amant à genoux.

De même quand plus tard, autre Anadjomène, La Renaissance vint, et rayonna sur nous, Toute ebose fleurit au fond de l'àme bumaine.

Juin 1842.

Trois femmes à la tète blonde Pour une mission féconde Ont rayonné sur notre monde

Eve, la Joie et la Beauté; Maria, la Virginité; Madeleine, la Cbarité.

Parfumés comme des calices.

Dans la clarté, leurs cbeveux lisses Versent d'éternelles délices.

Juin 1842.

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