‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 41 sur 160 · HEINE · texte numérisé non relu

HEINE

Comme Phœbos, après l'avoir branché, Heine toujours portait la peau sanglante D'un Marsjas qu'il avait écorché.

Pour un amant de la rime galante Cette manière est un peu violente.

0 noirs pavots! horrible floraison!

Mais le Satyre à la comparaison Ne peut gagner, s'il entreprend la lutte. Et les porteurs de lyre ont eu raison En écorchant le vain joueur de flûte.

Oh! je voudrais sur leur front innocent Baiser tous ceux qu'on raille et qu'on opprime ! Dieux! apporter le malheur en naissant!

Toi qui sais tout, mystérieuse Rime, Dis-moi pourquoi la tendresse est un crime. La Terre noire à l'homme triste et vain Prodigue tout, les blés d'or, le doux vin ; Mais qu'elle fut une amère nourrice, L'inépuisable aïeule au flanc divin, Pour l'Ane triste et pour le doux Jocrisse!

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