‹ ŒuvresChapitre 30 sur 41 · V-J jeune Florentine à la prunelle noire · texte numérisé non relu

V-J jeune Florentine à la prunelle noire

Beauté dont je voudrais éterniser la gloire,

Vous sur qui notre maître eût jeté plus de lys

Que devant Galatée ou sur Amaryllis,

Vous qui d'un blond sourire éclairez toutes choses

Et dont les pieds polis sont pleins de reflets roses,

Hier vous étiez belle, en quittant votre bain,

A tenter les pinceaux du bel ange d'Urbin.

O colombe des soirs ! moi qui vous trouve telle

Que j'ai souvent brûlé de vous rendre immortelle

Si j'étais Raphaël ou Dante Alighieri

Je mettrais des clartés sur votre front chéri,

Et des enfants riants, fous de joie et d'ivresse,

Planeraient, éblouis, dans l'air qui vous caresse

Si Virgile, ô dival m'instruisait à ses jeux, Mes chants vous guideraient vers l'Olympe neigeux Et l'on y pourrait voir sous les rayons de lune, Près de la Vénus blonde une autre Vénus brune.

Vous fouleriez ces monts que le ciel étoile Regarde, et sur le blanc tapis inviolé Qui brille, vierge encor de toute flétrissure, Les Grâces baiseraient votre belle chaussure 1

Mai 1832.

En habit zinzolin

Vous avee tant d'Iris, de Philis, d'Amarantes...

Molière, Les Femmes seavanies, acte V, scène i.

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