OEuvres
En i7&6, en même temps que VEsMi sur T Origine des eomausances humaines de Gondillac, et les Pensées philosophiques de Diderot, panit^ chez le libraire Antoine-Claude Briasson, rue Saint- Jacques, k Paris, un petit volume in-i2, de moins de &00 pages, dont Tauteur avait gardé Tanonyine. L*auteur était M. le marquis de Vauvenargues, et le volume se composait d*une Introduction à la Connaissonce de l'Esprit humtàn^ de vingt-deux Réflexions sur divers sujets, de onze Conseils à un Jeune homme, de dnq Réflexions critiques sur quelques poètes, de deux Fragments sur les Orateurs et sur La Bruyère, enfin d'une Méditation sur la Foi, suivie d'une Prière. Puis, le volume n'ayant pas paruoss^j; long, disait Vauvenargues lui-même, il y avait joint un certain nombre de Maximes qu't/ n'avait pas destinées à voir le jour.
L'année suivante, le même libraire publia une seconde édition de ce livre, que l'auteur avait préparée, mais que la mort Pavait empêché d'achever; les abbés Trublet et Séguy y mirent la dernière main, et en surveillèrent l'impression. Elle ne différait de la première que par quelques corrections, retranchements, et additions, dont Vauvenargues donne le détail dans son Discours Préliminaire.
En 1797, le marquis de Fortia d'Urban, compatriote de Vauvenargues, ajouta aux deux éditions originales quelques morceaux posthumes, dont la famille et les amis du moraliste lui avaient donné communication *. Le travail de Fortia, et, bientôt après, les Mémoires de Marmontel, rappelèrent l'attention du public sur le livi-e et sur l'auteur, que Voltaire avait désignés à la glom, et qui, toutefois, depuis près de cinquante ans, étaient, peu s^en faut, oubliés.
L'édition Suard suivit d'assez près *. Elle était précédée d'un travail,
< Paris, Delancty 2 voL in-12, réimprimés en 2 voL in-S*. * Paris, 1806, Dtntu, 2 vol in-6».