‹ OEuvresChapitre 102 sur 286 · NE PAS SE LAISSER DÉCOURAGER PAR LE SENTIMENT DE SES FAIBLESSES · texte numérisé non relu

NE PAS SE LAISSER DÉCOURAGER PAR LE SENTIMENT DE SES FAIBLESSES

'Que le sentiment de vos faiblesses, mon aimable ami, ne vous tienne pas abattu. Lisez ce qui nous reste des plus grands hommes : les erreurs de leur premier âge, effacées par la gloire de leur nom, n'ont pas toujours été jusqu'à leurs historiens ; mais eux-mêmes les ont avouées en quelque sorte. Ce sont eux qui nous ont appris que tout est vanité sous le soleil; ils avaient donc éprouvé, comme les autres, de s'enorgueillir, de s'abattre, de se préoccuper de petites choses; ils s'étaient trompés mille fois dans leurs raisonnements et dans leurs conjectures ; ils avaient eu la profonde humiliation d'avoir tort avec leurs inférieurs. Les défauts qu'ils cachaient avec le plus de soin leur étaient souvent échappés ; ainsi ils avaient été accablés en même temps par leur conscience et par la conviction publique; en un mot, c'étaient de grands hommes, mais c'étaient des hommes, et ils supportaient leurs défauts. On peut se con* soler d'éprouver leurs faiblesses, lorsque Ton se sent le courage de les suivre dans leurs vertus.

« [Très-bien. — V.l

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