‹ OEuvresChapitre 207 sur 286 · Il est rare qu'on approfondisse la pensée d'un autre · texte numérisé non relu

Il est rare qu'on approfondisse la pensée d'un autre

* La 1^ édition ajoutait :n Etde les.réunir sous un point de liue ; » à quoi Voltaire répondait : non. •— G.

« [Bien. — V.] — L'auteur veut parler des erreurs de raisonnement, de spéculation \ cette maxime ne peut s'appliquer aux erreurs^ de fait. L'expression est th}p générale. — S.

- [Mais si l'auteur pense mal ? — V ]

* [Pourquoi donc? — V]

de sorte que, s'il arrive dans la suite qu'on fasse la même réflexion, on sepei-suade aisément qu'elle est nouvelle, tant elle offre de circonstances et de dépendances qu'on avait laissé échapper*.

11. Si une pensée ou un ouvrage n'intéressent que peu de personnes, peu en parleront '.

12. C'est un grand signe de médiocrité de louer toujours modérément ^

13. Les fortunes promptes en tout genre sont les moins solides, parce qu'il est rare qu'elles soient l'ouvrage du mérite : les fruits mûrs mais laborieux de la prudence sont toujours tardifs '».

14. L'espérance anime le sage, el leurre le présomptueux et rindolent, qui se reposent inconsidérément sur ses promesses.

15. Beaucoup de défiances et d'espérances raisonnables sont trompées.

16. L'ambition ardente exile les plaisirs, dès la jeunesse, pour gouverner seule ^ .

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