‹ OEuvresChapitre 228 sur 286 · La dépendanœ est née de la société · texte numérisé non relu

La dépendanœ est née de la société

186. Faut-il s'étonner que les hommes aient cru que les animaux étaient faits pour eux, s'ils pensent même ainsi de leurs semblables, et si la fortune accoutume les puissants à ne compter qu'eux sur la terre ^ 7

187. Entre rois, entre peuples, entre particuliers, le plus fort se donne des droits sur le plus faible, et la même règle est suivie par les animaux, par la matière; par les éléments, etc., de sorte que tout s'exécute dans l'univers par la violence; et cet ordre, que nous blâmons avec quelque apparence de justice, est la loi la plus générale, la plus absolue, la plus immuable, et la plus ancienne de la nature ^.

188. Les faibles veulent dépendre, afin d'être protégés : ceux qui craignent les honunes aiment les lois ^.

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