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Les maladies suspendent nos vertus et nos vices

936. Le silence et la réflexion épuisent les passions, comme le travail et le jeûne consument les liumeurs *.

937. Les hommes actifs supportent plus impatiemment l'ennui que le travail •.

938. Toute peinture vraie nous charme, jusqu'aux louanges d'autrui.

939. Tips images eml)ellissent la raison, et le sentiment la persuade •».

9ZiO. L'éloquence vaut mieux que le savoir.

i-t-5.4 [Commun. — V.] — Var, : « Nous sied-il de braver la mort, nous ■ qu'on voit inquiets et tremblants pour les plus misérables intérêts?»

' [Vieux sermons. — V.] — Vauven argues a sacrillé cette version à Voltaire; mais il ne lui a pas sacriflé Tidée, car on la retrouve, sous une Torme plus vive encore, dans la Maxime 322% qui appartient à la seconde édition. — G.

« [Capucin ! — V.] — Voir la lettre dati^e du mois de février 1746, où Voltaire se sert du même mot. — G.

' [Répété. — V.]

» [A examiner. — V.]

•-«0 [Trivial ; r^p^^té mille fois. — V.]

9Â1. Ce qui fait que nous préférons très-justement Tesprit au savoir, c'est que celui-ci est mal nommé, et qu'il n'est, ordinairement, ni si utile ni si étendu que ce que nous connaissons par expérience, ou pouvons acquérir par réflexion. Nous regardons aussi Tesprit comme la cause du savoir, et nous estimons plus la cause que son effet : cela est raisonnable. Cependant, celui qui n'ignorerait rien aurait tout Tesprit qu'on peut avoir; le plus grand esprit du monde n'étant que science*, ou capacité d'en acquérir.

9/t2. Les hommes ne s'approuvent pas assez pour s'attribuer les uns aux autres la capacité des grands emplois; c'est tout ce qu'ils peuvent, pour ceux qui les occupent avec succès, de les en estimer après leur mort. Mais proposez l'homme du monde qui a le plus d'esprit : oui, dit-on, s'il avait plus d'expérience, ou s'il était moins paresseux, ou s'il n'avait pas de l'humeur, ou tout au contraire ; car il n'y a point de prétexte qu'on ne preane pour donner l'exclusion à l'aspirant, jusqu'à dire qu'il est trop honnête homme, supposé qu'on ne puisse rien lui reprocher de plus plausible : tant cette maxime est peu vraie, qu'il est pius aisé de paraître digne des grandes places, que de les remplir^.

9^3. Ceux qui méprisent l'homme se croioit de grands hommes.

9M. Nous sommes bien plus appliqués & noter les contradictions, souvent imaginaires, et les autres fautes d'un auteur, qu'à profiter de ses vues, vraies ou fausses. ^

9/i5. Pour décider qu'un auteur se contredit, il faut qu'il soit impossible de le concilier.

« [Faux ; on peut savoir tous les vers, et en faire mal. — V.] * [Contradiction. — V.] — Il n'y a là aucune contradiction ; la pensée est que, s*il est diflScile de remplir les grandes places, il est plus difficile encore d'en être Jugé capable, tant les hommes ont de peine à croire au mérite qui n'a pu faire encore ses preuyes. Cette Maxime n'est, sans doute, comme beaucoup d'autres, qu'un retour de Vauven argues sur lui-même, au moment où il sollicitait un emploi dans les affaires, et où ses amis l'accusaient peutrétre de présomption. Quant à la dernière phrase, que Vauvenargues souligne, comme une citation, nous ne savons à qui l'attribuer ; mais La Rochefoucauld exprime une idée à peu près semblable dans sa 16&* Maxime : Il est plus facile deparaitre digne des çmplois qu'on n*a pas^ que de ceux que F on exerce, — G.

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