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DE LA PHYSIONOMIE

La physionomie est l'expression du caractère et celle du tempérament. Une sotte physionomie est celle qui n'exprime que la complexion, comme un tempérament robuste, etc.; mais il ne faut jamais juger sur la physionomie : car il y a tant de traits mêlés sur le visage et dans le maintien des hommes, que cela peut souvent confondre ; sans parler des accidents qui défigurent les traits naturels, et qui empêchent que l'âme ne se manifeste, comme la petite-vérole ^ la maigreur, etc.

On pourrait conjecturer plutôt sur le caractère des hommej, par l'agrément qu'ils attachent à de certaines

* [Ne dirait-on pas que cette persuasion est la chose du inonde la plus facile ? Il s'en faut, pourtant de quelque chose. — La H.j

s Sur l'exemplaire d'Aix, Vauvenargucs a retranché ici deux lignes qui, en effet, ne se retrouvent plus dans la seconde édition, et c'est à tort que les divers éditeurs les donnent — G.

s On sait que Vauvenargucs avait été défiguré par la petite-vérole, et qu'il est mort du contre-coup de cette maladie, si terrible avant la découverte de la vaccine. — G.

figures qui répondent à leurs passions; mais encore s'y tromperait-on *.

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