‹ OEuvres. Vec une notice biographiqueChapitre 372 sur 402 · LIVRE m, CHÂP. XÎII · texte numérisé non relu

LIVRE m, CHÂP. XÎII

C'est une absolue perfection et comme divine «de sçavoir jouïr loyalement de son estrt*. « Nous cherchons d'aultres conditions pour n'entendre l'usage des nostres, et sortons hors de nous pour ne sçavoir quel il y faict. Si avons nous beau monter sur des escbasses ; car, sur des eschasses, encores fault il marcher de nos jambes, et au plus eslevé throsne du monde, si ne sommes nous assis que sur nostre cul. Les plus belles vies sont à mon gré celles qui se rengent au modèle commun et humain avecques ordre, mais sans miracle, sans extravacance Or, la vieillesse a un peu besoing d'es-

tre traictée plus tendrement*. Recommandons la à ce dieu protecteur de santé el de sagesse, mais gaye et sociale :

Frui paratis et valida mihi, Laioe, doues, et, precor, intégra

Cum mente; nec turpem senectam Degere, nec ciihara eareiuem*.

(1) Edition de 1588, fol. 496, « Plus doulcemeat et plus délicatement. »

(2) Ce que je te demande, ô Dis deLatone! c'est demcSaisser jouir du fruit de mes peines ; de me donner une santé constante, un esprit toujours sain; de me préserNer d'une \ieillesse étrangère au doux chant des Muses. Uu« , iW., î, 31, 17.

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