COMMUE
Corneille, cms-nra, se levant.
Corneille!—
(A sa suite.) Inclinez-vous devant le vieux Romain.
(Allant à lui.) Me ferez- vous l'honneur de me baiser la main ? Et quel guerrier, quel roi, sous son souffle magique, Ranime maintenant votre muse tragique?
Us sont bien grands les traits que sa main dessina ; Que faire après le Cid et Y Horace f
coaif iilli , avec modestie.
dnna.
CHB18TIHB.
Quel est donc ce sujet?
COUCIILLK.
Par un litre plus juste, Je devrais le nommer la Clémence d'Auguste.
caaiSTiifi.
Vous allez par ce choix courir plus d'un hasard ; Moi, j'ai bien du mépris pour ce premier César; 11 devint généreux quand Rome fut esclave, Et dans Auguste encor je reconnais Octave.
Mais n'importe, parmi tous vos fragments divers, D'un fragment préféré dites-nous quelques vers.
COaiWLLI*
Lasse d'un triple poids, c'est le moment où Rome Commence à respirer sous le poids d'un seul homme. Comme de l'univers, de lui-même vainqueur, Auguste s'interroge et demande à son coeur S'il doit punir Cinna qui contre lui conspire, Ou s'il doit à Cinna sacrifier l'empire.
CHBISTIM.
Du trône redescendre au rang de citoyen Est difficile ; Auguste y demeure et fait bien.
coftitiiLU dit quelques vers du monologue d'Auguste.
Madame, j'ai fini.
CHaiSTOf*.
Cest beau.
M01IALBB8C1I.
C'est admirable f...
COllflTLLX.
Monsieur...
CHBI8TIHB.
Oh ! laissez-le, c'est un mai incurable.
Il croit toujours devoir, en courtisan adroit, Suer lorsque j'ai chaud, et trembler quand j'ai froid.
(Regardant sa couronne.) Mais qu'aperçois-je donc? je crois, Dieu me pardonne, Qu'ils ont pour ma toilette apporté ma couronne.
EBBA
Madame, cette erreur...
cMMniit, ta prenant.
C'est elle, la voilà.
Regardez dooc, messieurs, connaissez-vous cela ?
COllfZlLLI.
A vos regards, madame, ainsi qu'à ceux du sage, D'or et de diamants ce n'est qu'un assemblage : Mais en lui des grandeurs rbomme adore le sceau.
ciniSTiïCB, la rejetant.
C'est un hochet royal trouvé dans mon berceau.
HOlfALDISCHI.
L'objet que sous ce nom votre dédain désigne,
Du plus profond respect n'en reste pas moins digne,
Et devant ce hochet nous nous humilions.
CHHISTfHI.
Je le crois bien, marquis, il vaut deux millions.
(Se levant.) Pardon, messieurs, le soin de ma correspondance Me force d'abréger mes heures d'audience.
LA CALPMIIVIDI.
Pour Votre Majesté j'ai pourtant mis au net Certain rondeau léger, certain galant sonnet.
cnaisTim.
Vous m'enverrez les vers dont le tout se compose Sur beau papier vélin, avec un ruban rose.
(A Corneille.) Si vous restiez ici, j'aurais voulu ce soir Une seconde fois, monsieur, vous recevoir; Mais près mon alchimiste il me faudra descendre, n.m'a de beaucoup d'or déjà fait de la cendre : Il doit enfin ce soir, quadruplant mon trésor, De la cendre à son tour me refaire de l'or.
,Vous sentez qu'il me faut voir une expérience Où la nalure doit céder à la science.
Mais, loin des importuns dont l'aspect nous gêna, Venez me voir demain, vous me lirez Cinna.
(A son secrétaire.) Galdemblad, je renonce à votre ministère; Le marquis aujourd'hui sera mon secrétaire, Conduisez ces messieurs, marquis, et revenec
(A Galdemblad.) Ah! le courrier du jour?
GALDEMBLAD.
Le voici.
CJUISTIlfB.
Bien, donnez.
Salut.