ACTE IV, SCÈNE III
Pour moi, j'y reconnais toute mon impuissance.
MONALHESCHT.
Oh 1 , prenez donc de tous meilleure connaissance. Quand j'obtins ma faveur, je vous vis autrefois Pour me la disputer faire valoir ces droits.
8EKTlIfSLLI.
Oui; mais, nous jugeant mieux que vous-même, la reine Tous a fait écuyer et m'a fait capitaine.
Chacun dans son emploi prouve son dévoûment; Le votre se consacre à son amusement ; H doit se borner là. — Moi, ma tâche m'appelle A des devoirs qui font moins ressortir mon zèle; Et quand sa voix me pousse à de sanglants débats, Tous dressez les chevaux sur lesquels je combats.
M0NALDE8CHT.
S'il le fallait, monsieur, je prouverais, j'espère, Que jusqu'à d'autres soins s'étend mou ministère.
sentinelli.
Tant mieux, marquis, tant mieux ! car le jour n'est pas Où de tous te» amis la reine aura besoin. [loin
On pourra distinguer alors dans la carrière Lequel doit de nous deux demeurer en arrière; Et l'on saura juger qui de vous ou de moi Craint le plus pour ses jours et garde mieux sa foi.
La vôtre aura besoin de ce grand témoignage; Car sur elle bientôt quelque léger nuage...
SENTINELLI
Expliquez-vous, monsieur.
MOHALDESCHI.
La reine, je le croi, Lorsqu'il en sera temps, s'expliquera pour moi.