ACTE V, SCÈNE VI
8EHTIHE1.I.I.
C'est juste, — et d'un bon fils.
QveMe douleur «mère, Alors qu'elle saura que, loin «Telle puni, Son fils sans la revoir est mort!
snrriFfKLLi.
— As-tu fini?
XORALBBSCHI.
Non;... un instant encore, encore une seconde!
SSRTIRELLI.
Voyons, comptes-tu donc écrire à tout un monde?
KOHALBESCJII.
J'achève.
snrrnisLLi.
Es-tu prêt?
HOlULBiaCU.
Oui... mes gants et mon chapeau.
SBItTIHELLI.
Les voilà.
MOlfALDESCHI.
Je ne puis paraître sans manteau Aux regards de la reine... Ainsi donc qu'il vous plaise...
SEirmiELLï.
Ne vois-tu pas le tien jeté sur cette chaise?
MOlfALDESCHI.
Est-ce bien le mien?
siirnirnxi.
Oui, le voici. — Hâtons-nous, ■ow ALBEScnr, le mettant tantôt sur une épaule et tantôt sur Vautre.
Je sens trembler ma main et fléchir mes genoux.
SENTINELLI
Qui le retient encor?
MOHALBESCM.
Cette agrafe indocile...
SBrranoxi, sïmiil son poignard, et allant à lui.
Attends.
■oraxdescm, reculant.
Que voulez-vous?
SBlfTIHXLU.
La rendre plut facile...
Je veux, pour t'épargner quelque nouveau retard, Élargir cette agrafé à l'aide du poignard.
(17 perce le manteau et l'agrafe. ) ioralbbscut, s' essuyant le front avec son mouchoir. J'ai cru que de ma mort l'heure était avancée ! J'ai froid, et sur mon front une sueur glacée... [H laisse tomber son mouchoir, et met lepied dessus.)
8B*TIlfKLLI.
De retarder encore, aurais-tu le dessein?
xoiiALiBSCii, immobile.
Oh ! quanti j'ai vu le fer te lever sur mon sein, Je ne crus plus vivant repasser cette porte.
, sufTirrxLLi, s'approchaut de lui.
Pour la dernière fois, faudra -t-il qu'on t'emporte?
HonALMtscai, approchant l'anneau de sa bouche. Adieu donc à la vie, à l'univers adieu ! — Je ne pourrai jamais...
(// court à urne ooionue dans laquelle il y a une madone.) Protége-moi, mon Dieu !
swriniu .1, le saisissant par le bras, et appelant. Allons, messieurs, à moi !