SCÈNE PREMIÈRE
BALTHAZAR, GODEFROY, un faucon sur le poing ; »u manants au fond, puis YAQOUB.
BALTHAZAR, à la porte.
Holà! les écuyers, sortez les équipages...
Ne tourmentez donc pas les chiens, messieurs les pages! Ils auront aujourd'hui de la besogne assez, Et s'ils partent d'avance aux trois quarts harassés, Aussitôt le lancer ils lâcheront la voie...
Apportez les faucons, et que pas un n'y voie : Chaperonnez-les tous...
( A Godefrox, en lui reprenant le faucon qu'il fait enrager.) Tiens, Godefroy, va-t'en !...
Si nous laissions aux mains de ces fils de Satan Ces nobles animaux, quelle que fût leur race, Les chiens ne suivraient pas quarante pas la trace, Et les faucons, par eux hébétés à leur tour, Devant un cormoran fuiraient comme un autour.
(A un autre») Crois- tu pour la journée avoir assez de leurre?...
Vas en reprendre, Jean : nous partons dans une heure.
{Parlant à son faucon.) Haw! haw!... Allons, Coquette, baisez-moi...
Ah! vous ne voulez pas, favorite du roi?
Nous verrons si ce soir vous serez aussi fière, Quand nous vous porterons à souper.