‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 203 sur 999 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

UfcLftJIB.

Oui, roomieur.

(Elle se dispose à entrer chez madame de Vertpré.) Lfto* , Varrètant par le bout, de l'éeharpe qu'elle

a prise sur le fauteuil où madame de Vertprè

Va laissée, et s'assqrant.

Écoute, Hélène.

Quoi?

LÈOH.

Madame de Vertpré t'a parlé de moi? — Écoule dose!

flBLÈKB.

A l'instant.

lêoh, jouant avec l'éeharpe, et la baisant.

Et elle te disait?...

HÉLÈKE.

Qu'est-ce que vous faites donc?

LBOH.

A qui cette écharpe?

BÊLB5B.

A ma maîtresse.

Lion.

El elle a touché son cou, ses épaules! Je l'envie et je la baise.

HÉLÈNE

Mais, monsieur, ce n'est pas l'éeharpe que tous baisez, ce sont mes mains !

Lion, se relevant.

C'est que tes mains sont jolies, Hélène.

■BLBHB.

Vous êtes fou.

xéoit.

Je suis amoureux.

HÉLÈNE

De mes mains?

LtOîf.

Un peu; de ta maltresse beaucoup.

Hélène, à part.

Pauvre jeune homme ! — {Haut. ) Et mademoiselle Pauline, votre fiancée?

LBOH.

C'est une charmante personne.

HELENE

Que vous aimez aussi?

Lion.

Comme une sœur.

HÉLÈNE

Cela ne fera pas son compte ; car je crois qu'elle vous aime autrement qu'un frère.

IftOlf.

Tiens, voilà ce qui m'inquiète, et me rend parfois si triste.

HtLBits, riant.

Vous ! ah ! par exemple !

Liait, Mais aussi, owwmeirt diable madame de Vertpré ne réfléchit-elle pas que, pour marier sa nièce, c'est un mauvais moyen que de la prendre auprès d'elle. Certainement, avant d'avoir vu ta maltresse, j'aimais Pauline de toute mon àme mais, depuis

cette époque, depuis que je les vois toutes deux à côté l'une de l'autre, malgré moi je fais des comparaisons... Elles sont jolies toutes deux; mais madame de Vertpré a dans sa beauté quelque chose de plus piquant.... Toutes deux sont pétillantes d'esprit, mais l'esprit de madame de Vertpré est complété par l'usage du monde qui manque à Pauline Chacune d'elles a un excellent caractère,

mais pour un rien Pauline se fâche et boude ; madame de Vertpré, au contraire , est toute et toujours gracieuse... Pauline m'aime, je le sais ; mais, sans fatuité, madame de Vertpré ne me déteste pas ; elle m'accorde hautement le titre d'ami , et un autre que moi, en récapitulant nos promenades, nos causeries, les petits services qu'à chaque instant elle me demande, et que je suis si heureux de lui rendre, un autre que moi... Eh bien! cela le fait rire !

HÉLÈNE

Auriez-vous la prétention d'épouser madame de Vertpré, par hasard?

LÉON

Pourquoi pas?

Pardon, mais c'est que...

( Elle rit. ) Lion.

N'est-elle pas veuve?

HÉLÈNE

Ah ! c'est vrai ; je l'oubliais. — ( On sonne chez madame de Vertpré. ) Voyez, voilà qu'on m'appelle; je bavarde avec vous, et je vais être grondée.

LBOH.

Tu diras à ta maltresse que je t'ai retenue pour te dire qu'elle était charmante, et elle te pardonnera.

HÉLÈNE

Soyez tranquille.

{Elle rentre.)

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