‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 226 sur 999 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

sots

MADAME DE VERTPRÉ

Sar Léon. Yeux- tu tout remettre entre mes mains?

PAULINE

Tout ce que tous avez fait jusqu'ici n'a-t-il pas été pour mon bonheur ?

MADAME DE VEBTPRÉ.

Je veux continuer. 11 ne connaît pas ton écriture?

PAULINE

Non.

MADAME DE YERTPRÉ.

Ni la mienne. Bien, mets-toi là, et écris.

PAULINE

J'obéis.

MADAME DE VERTPRÉ, dictant.

« Restée seule en tous quittant, j'ai presque eu du remords de la manière dont j'avais reçu d'abord l'aveu d'un amour qui paraissait si vrai et si passionné.

PAULINE

C'est vrai cela, ma tante ; car je lui ai dit que je le détestais.

MADAME DE VERTPRÉ, dictant,

» Mais il en est ainsi du cœur d'une femme ; rarement il lui est permis d'exprimer tout ce qu'elle éprouve. Il faut, quand on est homme, plaindre et pardonner. »

PAULINE

Je comprends moins bien la fin.

MADAME DE VERTPRÉ, SOUriant.

Oh ! ça ne fait rien, ça. r— Donne-moi cette lettre, et va m 'attendre dans mon appartement.

PAULINE

Combien vous faudra-t-il de temps pour votre épreuve?

madame de vertpré, $e mettant à la table que vient de quitter Pauline et cachetant la lettre.

Un quart d'heure.

Pauline, à part.

Bon! je reviendrai dans dix minutes.

(Etle sert.)

MADAME DE VERTPRÉ

11 était temps, voici Léon.

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