‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 278 sur 999 · ACTE IV, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV

faits.... autrefois... que la baronne m'a prié de mettre sur son album... Pardon de tous recevoir ici, baron... mais je voulais causer avec vous.

BESORBHf.

Comment va M. Delaunay ? est-il de retour?

ARTHUR

Non : il est, comme vous le savei, en Auvergne depuis trois semaines : la vente d'une de ses terres l'y retient.

BE SOlBIlf .

Je ne vous demande pas des nouvelles de la baronne : je vous ai aperçu avec elle avant-hier à TOpéra : elle était resplendissante de fraîcheur et de beauté.

ARTHUR

Ah! vous m'avez vu?.... Oui, elle va mieux, beaucoup mieux.

DE 80RBIN .

Je croyais qu'elle devait faire avec son mari un voyage à Naples.

arthur.

Sa santé, en se raffermissant,. Fa rendu inutile... Je suis passé chez vous hier pour avoir l'honneur de vous voir.

BE SORBIH.

On me Ta dit : voilà pourquoi , en allant au ministère , je suis entré chez vous. x

ARTHUR

Ne vous verra- t-on point à notre soirée?... C'est un anniversaire de naissance de ma femme : elle a

aujourd'hui dix-huit ans Ce serait mal de ne

point y venir.

DE SORBIH.

Si fait, je n'y manquerai pas.... Mais j'ai pensé que vous aviez peut-être à me parler, et ce n'était pas au milieu d'une réunion...

ARTHUR

Je voulais vous demander comment vont mes affaires au ministère.

DE SORBIH.

Très-bien.

AETMJft.

C'est que les motifs qui me retenaient à Paris n'existant plus...

BE SORBIH.

Ah ! c'est vrai : c'était votre futur mariage qui vous faisait tout refuser... Eh bien! mais si vous consentiez à partir, le ministre des relations extérieures cherche, pour une affaire très-importante, quelqu'un qu'il puisse envoyer à Saint-Pétersbourg... Accepteriez-vous une mission pour cette ville?

ARTHUR

Peu m'importe : j'accepterais tout , pourvu que j'eusse un prétexte suffisant pour quitter Paris.

BE SORBIH.

Eh bien ! cela pourra s'arranger.

ARTHUR

Oh! merci!.... Je n'ai pas besoin de vous dire que les mêmes motifs qui me font désirer de partir me font désirer aussi que cette demande que je vous fais reste secrète jusqu'au moment...

HE SORBIH.

Soyez tranquille : je vais travailler avec le ministre en sortant d'ici : je lui parlerai de votre affaire ; et j'espère ce soir même avoir de bonnes nouvelles à vous en donner... .

ARTHUR

Vous êtes un homme charmant I... Vous partez déjà?...

BE SORBIIf. ,

J'avais à peine le temps de vous dire bonjour, mais je voulais savoir pourquoi vous. étiez passé chez moi... Depuis votre mariage, on vous voit si peu, que c'était un événement.... A propos, et madame!...

Arthur, le conduisant.

Un peu souffrante.

BE SORBIH.

Ah! est-ce que?...

ARTHUR

Oh! mon Dieu, non.

BR 80RB1H.

A ce soir.

ARTHUR

Oui... Merci, mille fois me/ci.

BE SORBIH.

Laissez donc... Adieu.

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