SCÈNE IX
DELAUNAY , puis TERESA.
DELAUNAY
Adieu pour jamais!... Adieu à ma fille, à mon Amélie , à celle vers laquelle je comptais étendre la main à mon lit de mort!... Oh!... le reste de ma vie ne sera donc qu'une agonie longue et solitaire!... Je suis bien malheureux!... Et lorsque, prévoyant cela , je donne place à une autre femme dans mes projets* et mes espérances... celle-là... oh! celle-là...
TBBE9A , s'approchant.
Les a détruites, n'est-ce pas!
delaunay, tressaillant.
C'est vous, Teresa !...
tsbesa.
Vous me maudissiez !
DELAUNAY
Je vous plaignais.
TEBBSA.
Oh! vous êtes bon..*.
DELAUNAY
Je suis juste : le premier tort fut à moi, Teresa : j'aurais dû regarder ma Jête blanche et vos cheveux noirs.. • j'aurais du vous laisser libre et heureuse à Naples.
TEBBSA.
Vous m'eussiez épargné un crime et des remords...
Que dites-vous , Teresa! Vous vous égarez :
il n'y a ni crime ni remords... du moins je ne sais
rien, je ne veux rien savoir Une séparation
entre nous est nécessaire... et voilà tout. Une séparation, c'est pour vous la liberté... Je vous laisse à Paris... je vous y laisse dans mon hôtel... honorée... Je vous y laisse avec mon nom, ma fortune... Je pars pour l'Auvergne.
TEBBSA.
Seul!... seul!...
DELAUNAY
Dulau m'accompagne... Il m'avait dit que je le
retrouverais à l'heure où j'aurais besoin de lui
Ah ! je l'ai retrouvé comme il avait dit.
TBBESA.
Oh! mon Dieu! mon Dieu!...
DELAUNAY
N'est-ce pas assez, madame?... Dites : vous conviendrait-il mieux que je restasse? avez-vous besoin de mon ombre pour?...
TBBESA.
J'ai besoin de vos pleurs sur mon tombeau!...
delaunay, souriant.
Ah!...
TEBBSA.
J'ai besoin de -votre bénédiction à mon dernier soupir... de votre bénédiction, entendez* vous?... car mon pardon, je n'ose pas l'espérer, et c'est une affaire entre moi et Dieu.
delaunay, amèrement.
A votre dernier soupir, madame?... Oh! regardez-nous tous deux, et songez lequel doit survivre à l'autre... Vous êtes belle, vous êtes jeune : vous vivrez longtemps.
TBBESA.
Je suis jeune... Est-ce une raison pour ne pas mourir?... Je suis belle... Oh ! regardez-mot donc?