ACTE ï, SCÈNE VI
attention , sir Richard , et dans an gros temps la chaloupe peut sauver l'équipage.
RICHARD
Et si j'acceptais ce traité et que nous montassions ensemble, quelle serait ma place?
TOMPSO*.
La première.
nCHARB.
Toujours?
TOMPSOIf.
Toujours ; à moi la seconde. Entre le génie et le monde qu'il remue, il faut un levier.
RICMARD.
Vous voulez être la baguette delà fée? Eh bien i soit, si j'en ai la puissance.
TOMPSOIf.
A vous corps et Ame*
RICHARD
Nos premiers moyens de réussite ?
TOMPSOIf.
Votre mariage avec la fille du docteur.
RICHARD
Le projet n'aurait rien que de simple, si l'exécution ne devait en être si précipitée.
TOMPSOIf.
On vous aime trop pour ne pas se hâter de céder.
RICMARD.
Le succès ne pourra être annoncé que trop tard.
TOMP80N.
Oui, si pour proclamer la victoire on attend qu'elle soit gagnée.
RICHARD
Il faudrait donc qu'un ami zélé se mêlât aux électeurs douteux.
A TOMPSOIf.
Qu'il leur annonçât l'affaire comme conclue.
RICHARD
Qu'il parlât de la fortune du docteur.
TOMPSOIf.
En la grossissant de quelques livres sterling de revenu sur la banque.
RICHARB.
Et ces bruits, qui les répandra ?
TOMPSOIf.
Moi ; j'entre aujourd'hui en fonctions.
RICHARD
Nos conventions d'avance.
TOMPSOIf.
A Richard simple particulier, Tompson, valet; à sir Richard propriétaire, Tompson intendant; à Thonorable sir Richard député , Tompson secrétaire; à monseigneur Richard ministre, Tompson ce que voudra monseigneur. Arrivé au résultat, y proportionner la récompense : sir Richard est trop adroit pour ne pas être reconnaissant.
RICHARi.
TOMPSOIf.
RICHARB.
Soit; toucher là.
Adieu donc.
Vous partez ?
TOMPSOIf.
Vous avez besoin de moi à la taverne des Armes du rot.