‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 410 sur 999 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

MAWBRAY, derrière un des arbres qui bordent le chemin.

C'est un rapt, un rapt infâme , contre lequel je ne puis invoquer les lois, car pour les invoquer il faudrait me faire connaître; d'ailleurs contre qui les invoquerais-je? contre mon fils ! Oh! Richard ! si tu as un démon, tu auras aussi ton bon génie. C'est un homme ébloui qui se perd, qui se vend! malheur! tant d'espérances reposaien t sur ta tète! . . c'est pour cela, c'est pour être libre qu'il m'a (ait consigner à la porte de son hôtel.. • Oh ! merci, Richard, car j'ai vu sortir ton fidèle Tompson, j'ai vu revenir les chevaux de poste , j'ai su quelle route ils devaient prendre... Tout mon espoir et celui de Jenny est donc maintenant en moi, en moi, être isolé, autour duquel tous les liens de la société sont brisés et qui ne m'appuie sur personne... Allons, vieillard, retrouve ton cœur et ta main déjeune homme, car tous deux ne t'ont jamais été plus nécessaires. Estce leur voiture?... non... |a nuit commence à descendre : tant mieux, cette route sera plus solitaire.. . Ah ! Tompson ! intrigant subalterne, demi-fripon, moitié d'assassin... Tompson, Tompson, tu as à régler avec moi le compte de l'honneur de Richard et du bonheur de Jenny !... Tompson, malheur à toi !.. Un bruit de chevaux... — (Se penchant à terre pour écouter.) Eh bien ! soit, cachons-nous comme un brigand derrière cet arbre ; la partie est engagée... Jenny, il me faut Jenny, il me la faut par

tous les moyenspossibles. . . Ils approchent. . . Allons , que Dieu regarde et juge. — ( Se jetant à la tête des chevaux.) Postillon, arrêtez...

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Haoh!...

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