‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 430 sur 999 · ACTE II, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VII

il fait qu'ils meurent! parce que leurs yeux ont vu ce qu'ils ne devaient pas voir, il faut que leurs yeux s'éteignent! parce que leurs lèvres ont reçu et donné des baisers qu'elles ne devaient ni recevoir ni donner, il faut que leurs lèvres se taisent pour ne se rouvrir, comme accusatrices, que de*

vant le trône de Dieu! Mais aussi, malheur!

malheur cent fois mérité à ces imprudents qui se lèvent au premier appel d'un amour nocturne!

présomptueux qui croient que cela est une chose toute simple que de venir la nuit par l'orage qui gronde, les yeux bandés, dans cette vieille tour de Nesle pour y trouver trois femmes jeunes et belles, leur dire : Je t'aime , et s'enivrer de vin, de caresses et de voluptés avec elles!

v* crieub de nvrr, en dehors.

Il est deux heures , la pluie tombe, tout est tranquille : Parisiens, dormez.

obsiki.

Deux heures déjà!

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