‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 44 sur 999 · SAINT-MÉGRIN, RUGG1ERI · texte numérisé non relu

SAINT-MÉGRIN, RUGG1ERI

SAMT-HtGRIIT.

Viens, oh ! viens , mon père, que je te remercie. Eh bien ! toutes tes prédictions se sont réalisées. Je te rends grâces , car je suis heureux ; oh ! oui, oui, plus heureux que tu ne peux le croire... Tu ne me réponds pas , tu m'examines !

RUGGIRRI.

Jeune homme , avance avec moi du côté de cette lumière.

SAUrT-SEGRUf.

Oh ! que peux-tu lire sur mon front, si ce n'est un avenir d'amour et de bonheur...

ruggirii.

La mort peut-être.

SAVT-HRGRUt.

Que dites-vous , mon père?...

ruggirri.

La mort!...

SAirrr-MftGBTN , riant.

Ah ! mon père, de grâce , laissez-moi vivre jusqu'à demain , c'est tout ce que je vous demande.

RUGGHRI.

Mon fils , nos instants sont comptés au ciel , et Dieu tient en sa main la vie et la mort des hommes. Souviens-toi de Dugast. N

8AÏWT-M1GRIW.

Il est vrai que je cours un danger ; demain je me bats avec le duc de Guise.

RUGGIRRI.

Demain ! à quelle heure?

HENRI 111 ET SA COUR

SAINT -MÉGR1N.

A dix heures.

■UGGIERI.

Ce n'est pas cela. Si demain à dix heures tu vois encore la lumière du ciel , compte alors sur des jours longs et heureux. Vois-tu cette étoile?

8AINT-BÉGRIN.

Qui brille près d'une autre plus brillante encore?

■UGGIERI.

Oui , et à l'occident, distingues-tu ce nuage sombre qui n'est encore qu'un point dans l'immensité? saint-hsgrtn.

Oui, hé bien?...

RUGGIERI

Hé bien ! dans une heure, cette étoile aura disparu sous ce nuage, et celte étoile, c'est la tienne.

(Il sort.)

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