‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 454 sur 999 · AV0I8Y · texte numérisé non relu

AV0I8Y

Eh bien ! je réponds que, s'il en réchappe , le ministre croira désormais aux sorciers.

BuiiDAN , laissant tomber sa tète sur sa poitrine. Cet homme est un juste !

PIRRRRFOND8.

Ah! miracle! la poterne s'ouvre, messieurs.

SAVOISY

Pour laisser sortir, ce me semble, mais non pour laisser entrer.

gabltibr, sortant avec quatre gardes, met la main

sur l'épaule de Buridan qui lui tourne le dos.

Est-ce vous qui êtes le capitaine Buridan?

bubidan, se retournant.

C'est moi.

GAULTIBB.

Ek quoi, c'est vous? vous qui étiez à la taverne

d'Orsini avec mon frère? c'est vous qui êtes Buridan , soupçonné et accusé de sa mort?

buridan, regardant le balcon.

Ah ! c'est moi qu'on accuse?

GAULTIER

En effet, c'est vous qui l'excitiez à ce funeste rendez-vous... Je l'en détournais, moi; vous Py avez entraîné. Pauvre Philippe ! c'est donc bien vous ! Lisez cet ordre de la reine, monsieur.

SAVOIST .

Ah ça, mais la reine a donc passé la nuit à signer des ordres ?

GAULTIBR.

Lisez haut.

BUBIDAN.

a Ordre de Marguerite de Bourgogne, reine régente de France , au capitaine Gaultier d'Aulnay, de saisir au corps partout où il le trouvera le capitaine Buridan. » Et c'est vous qu'on a choisi pour mon arrestation? On a voulu , je le vois, <jue vous fussiez exact au rendez-vous que vous a donné le moine; il est dix heures, et à dix heures, en effet, nous devions nous rencontrer.

GAULTIBR.

Votre épée?

BURIDAN

La voici. Mes tablettes?...

GAULTIBR.

Vos tablettes?

* BUBIDAN.

Oui ; ne les avez-vous plus?

SAVOIST.

Ah ça, mais il parait qu'on arrête tout le monde aujourd'hui.

bubidan ouvre vivement ses tablettes et cherche.

Malédiction! Gaultier, Gaultier! ces tablettes sont sorties de vos mains?

GAULTIBB.

Que dites-vous ?

BURIDAN

Ces tablettes sont passées entre les mains de la reine.

GAULTIBR.

Comment cela ?

BURIDAN

Un instant , une minute , n'est-ce pas? par force ou par surprise... ces tablettes sent sorties un instant de vos mains, avoueirle donc.

GAULTIBB.

JeFavoue. Eh bien?

BURIDAN

Eh bien ! cet instant, si coanrt qu'il ait été, a suffi pour signer un arrêt de mort ; cet arrêt est le mien; et mon sang retombera sur vous, car c'est vous qui me tuez.

LA TOUR DE NBSLE

GACLTIBt.

Moi!

BUBIBAlf.

Voyez -vous l'endroit où Ton a déchiré une feuille?

GAtLTIBB.

Oui.

buridah.

Eh bien ! sur cette feuiMe qui manque il y avait écrit par votre frère , avec le sang de votre frère , signé de la main de votre frère...

QAVLTUM.

Il y avait... quoi? achevez donc.

BUEIDAII.

Oh ! vous ne le croirez pas maintenant , maintenant que la feuille est déchirée ; car Ton vous aveugle... car vous êtes un insensé !

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