‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 470 sur 999 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Lis mêmes; LANDRY, sur le balcon.

buridan ,' regardant le balcon et apercevant

Landry.

Landry!

landry, montrant la boite de fer.

Capitaine.

DURIDAN.

Tu vois.

LANDRY

Bien.

BURIDAN

La boite?

LANDRY

Les douze marcs d'or?

BURIDAN

Ce soir je te les porterai.

LANDRY

Où?

A mon ancien logement, chez Pierre de Bourges, le iavernier.

LANDRY

Ce soir je tous remettrai la boite. .

BURIDAN

J'ai à l'interroger sur beaucoup de choses.

LANDRY

Je tous répondrai sur toutes.

buridan , $e retournant, aux gardes.

C'est bien, faites éloigner ces hommes.

les gardes.

Arrière , manants ! arrière !

le peuple , en dehors, gui est censé sur le balcon .

Vive le roi ! vire le roi f

( Les gardes font descendre le peuple à coups de

manches de hallebardes.)

LE ROI

Maintenant, occupons -nous des affaires du royaume... Adieu, messeigneurs.

l'officier.

Place au roi ! — (Le roi sort par le fond.) Place à la reine ! — (La reine passe.) Place au premier ministre !

(Il passe et entre au conseil; les gardes seulement sortent.)

SAVOISY, DE PIERREFONDS, GAULTIER, SIRE RAOUL, seigneurs.

SAVOIST.

Ça, sommes-nous éveillés , dormons-nous, messeigneurs? quant à moi, je m'installe ici... — (Il s'assied.) Si je dors, on m'éveillera; si je veille, on me mettra à la porte ; mais je veux savoir comment finiront ces choses.

PIERREFONDS

Si nous demandions à Gaultier, peut-être est-il dans le secret. Gaultier !

Gaultier , se jetant sur un fauteuil de l'autre côté.

Oh ! laissez-moi, messeigneurs : je ne sais rien... je ne devine rien. Laissez-moi, je vous prie.

8AVOI8Y.

La porte s'ouvre.

l'officier , entrant par le fbnd.

Le sire de Pierrefonds?

PIERREFONDS

Voici.

l'officier.

Ordre du roi.

(Il sort. Tous les courtisans se groupent autour de Pierrefonds.) pierrefonds, lisant.

« Ordre d'aller prendre à Vincennes le sire Enguerrand de Marigny, et de le conduire à Montfaucon. »

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