‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 494 sur 999 · ACTE I, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III

Soixante mille hommes ne. suffiraient pas; et avec les renforts venus de l'armée de Lyon , nous sommes à peine trente mille, ration.

Il faudra pourtant bien exécuter les ordres du comité, ou ta tête, citoyen général, répond du succès.

Bonaparte , lui prenant la main.

Citoyen représentant, vois-tu d'ici cette citadelle incrustée comme un nid d'aigle aux flancs de cette montagne?... C'est le fort Faron que ton comité parisien nous ordonne de prendre. Si tu veux que j'exécute ses ordres , trouve - moi des soldats qui aient des ailes et amène-moi l'hippogriffe pour les y conduire. w

GA8PARIN.

Eh bien ! bornons-nous à la prise du fort Lamalguc.

BONAPARTE

Oui, et pour y arriver tu feras passer tes trente mille hommes entre le feu de quatre forts et celui du camp retranché qui est en avant de Toulon, et quand tu y auras laissé la moitié de tes hommes , avec le reste lu iras attaquer le fort Lamalgue étoile par Vauban, avec ses angles opposés aux angles, sa batterie de soixante pièces d'artillerie et ses trois mille hommes de garnison. — (Rasseyant sur une pièce.) Insensés !

cabtaux, à Bonaparte.

Citoyen commandant, as-tu dirigé une batterie de quatre obusiers sur la poudrière?

BONAPARTE

CABTAUX.

Eh bien?

BONAPARTE

J'y ai jeté vingt obus dont dix-sept ont porté.

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