‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 507 sur 999 · ACTE 1, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE VI

citoyens, nous avons à causer... — Gasparin m'a parlé de ton plan d'attaque... Je l'approuve entièrement. Te sens-tu la force de l'exécuter?... S'il manque, je prends tout sur moi; s'il réussit, je t'en laisse tout l'honneur.

BONAPARTE

J'en réponds.

DUGOMMIEB?.

Donne donc tes ordres.

BONAPARTE

Nous allons attaquer?

DUGOMMIEB.

 l'instant.

BONAPARTE

Canonniers, tirez une fusée de signal.

DUGOMMIEB.

Que vas-tu faire?

BONAPARTE

Attendez...— (Moment de silence, explosiondans Toulon, tocsin, etc.) Maintenant la ville est trop occupée de ses affaires pour se mêler des nôtres.

DUGOMMIEB.

Citoyens soldats, obéissez aux ordres de ee commandant comme s'ils étaient les miens.

BONAPARTE

L'armée de siège se divisera en quatre colonnes;

deux observeront les forts de Malbousquet, Balaguier et l'Éguillette. Une autre restera en réserve pour se porter partout où il y aura du danger : c'est moi qui la commande. La quatrième aura l'honneur de marcher sous les ordres du général en chef. Le capitaine Muiron, qui connaît les localités, se portera à l'avant-garde avec un bataillon... Pendant ce temps je jetterai quelques centaines de bombes dans le Petit-Gibraltar.— {Tambours.) Ah ! voilà nos voisins les Anglais qui s'éveillent. Allons, enfants , vive la liberté ! vive la république !

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