TOC
Oui, des armes ! des armes!
Vif OUVRIER.
Dites donc, les autres ! j'arrive de la Poudrière. Voilà des cartouches.
LES OUVRIERS
Des fusils, alors ; des fusils !
Vif OVVUIB.
Faut aller à la Ville.
vif arhurier, ouvrant sa boutique.
Tenez, mes braves, j'en ai, moi, des fusils; des fusils de munition, des fusils de chasse, des carabines ! — Prenez , prenez tout, — et laissez-m'en un pour moi.
LES OUVRIERS
Ah ! bravo ! — bravo !
LABREDÈCHE.
Ça s'échauffe, ça s'échauffe.
Vif OUVRIER.
Mille tonnerres! il y a du son dans les cartouches!
TOUS
Du son! *
vu OUVRIER.
Il y en a dans celle-ci, du moins.
Ulf ÉLÈVE DE L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE.
Camarades, on nous adonné des boulets qui n'étaient pas de calibre, et des gargousses de cendre. ouvriers.
On nous trahit, on nous vend.
l'élève.
A l'Arsenal! à l'Arsenal!
( Des élèces passent au fond, traînant des pièces et portant des boulets. )
OUVBIEBS*
Vive l'École polytechnique !
LABREDÈCHE.
Quels petits gaillards! Si je leur parlais de mes deux frères gelés en Russie ?
TOUS
A Montmartre ! à Montmartre !
vif ouvBiBB, à Labredèche.
Viens-tu à Montmartre avec nous, toi?
LABREDÈCHE.
Non, mes braves, non ; je reste ici pour faire des barricades.
Ulf OUVBIEB.
Ah ça, est-ce que tu as peur?
LABREDÈCHE.
Moi, peur! du tout; c'est que je n'ai pas de fusil.
l'arhubier.
Tiens , en voilà un , mon brave.
vif ouvrier.
Mets des cartouches dans tes poches, et viens.
LABREDÈCHE.
Dites donc, dites donc, mon ami, faites-moi l'amitié d'éteindre votre cigare. — C'est que je sauterais comme une poudrière, moi !
l'ouvrier.
Ah! bah!
Ce n'est pas pour moi, — mais pour les citoyens que je peux blesser en éclatant.