‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 604 sur 999 · ACTE I, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE X

peut-être y mêlera-t-eUe mon nom , car elle doit prier pour tous ceux qui souffrent ; et puis c'est là qu'elle dormira d'un sommeil aux rêves purs comme ceux des anges. Oh! jeune fille ! que la vie est pour toi fraîche et joyeuse à parcourir ; car en la voyant si innocente et si pure, quel est, je ne dirai pas l'homme, mais le démon même, qui tenterait de la souiller!... Dieu te la fasse longue de tous les jours qui manqueront à la mienne!.... {Pendant ces quelques mots, dits lentement et avec

faiblesse, deux femmes de chambre sont entrées,

ont préparé le lit; Dominique a pris quelques

objets.)

DOMINIQUE, à Henri.

Je crois que c'est tout, monsieur, muai.

Très-bien. — Et la clef?

DOMINIQUE

Elle est à la porte.

HMIl.

Allei dire à ces dames qu'elles peuvent venir. (// va lentement à la fenêtre.) — La voici! Qu'elle a l'air heureux! Cet Alfred qui ne la quitte pas; il revient de ce côté avec elle t qu'a-t-il donc besoin de l'accompagner sans cesse? (// tousse, et porte sa main avec douleur à sa poitrine. ) — Cette chaleur me tue.

Alfred, dans le corridor.

Par ici, mesdames, par ici.

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