LA C01TI68I
Vrai?
ALFRED
Oh! je vous le jure.
LA COMTESSE
Ainsi vous approuvez le plan que j'ai formé ?
ALFRED
Je le trouve admirable!... me permetlrez-vous, à mon arrivée à Paris, de vous aider dans vos recherches?
LA COMTlêSI.
Vous y revenez donc?
ALFRED
Voilà plusieurs jours que je serais parti déjà , si mon domestique avait pu me trouver une chaise de poste à acheter dans toute la ville; mais c'est une chose rare qu'une chaise de poste à Cotterets.
LA COMTESSE
Mais écoutez donc ; voulez-vous faire une chose? ma voiture contient quatre personnes ; ma femme de chambre seule m'accompagne, acceptez une place , et je vous ramène.
ALFRED
Vous, madame!.. .Mais ne craignez-vous point...
LA COMTESSE
Le monde?... Vous n'avez donc pas entendu que je viens de vous dire que ma femme de chambre était en tiers avec nous; d'ailleurs, je vous enlève par égolsme.. . 11 peut se trouver encore un précipice sur la route. •.
ALFRED
Oh! madame... mais ce voyage serait pour moi un bonheur... une ivresse...
LA COMTESSE
Prenez garde... un mot de plus, et je retire ma parole.
ALFRED
Oh ! non, non, je l'accepte , et s'il le faut, je la réclame.
LA COMTESSE
Alors, si vous voulez faire placer vos malles...
ALFREO.
Non, mille grâces, cela vous retarderait trop; mon domestique partira ce soir par la diligence et les accompagnera. Voulez-vous que je l'appelle?
LA COMTESSE
Certes !... Ainsi vous êtes prêt?
alfred, sonnant. Oui, madame.
la comtesse, allant vers laporte latérale et appelant. Angèle!...
alfred, à Dominique qui entre.
Je pars à l'instant pour Paris; tu prendras ce soir
la diligence; je te laisse le soin de faire mes malles et de régler mes comptes avec monsieur Muller : tiens, voici de l'argent.
DOMINIQUE
C'est bien, monsieur.
la comtesse, à Dominique.
Mon ami,savez-vous si ma chaise est prête?
DOMINIQUE
Le postillon vient d'y mettre les chevaux.
la comtesse.
Dites-lui de faire avancer. (Dominique sort.) Angèle!...
angèle, de l'escalier.
Me voilà, maman...
Madame Angélique entre, Angèle la suit timidement.)