LA COMTESSE, ANGÈLE
k**tuL,toutendeuil, enveloppée d'une mante noire, et de la porte.
Ma mère !
Angèle, toi !
(Elle court à elle.)
angèle, ee précipitant toute pleurante dans set bra$.
Ma mère... ma mère, vous m'aimes donc?
la comtesse.
Comment, chère enfant, si je t'aime?... Mais qu'as-tu?... pourquoi ce retour imprévu?... ce deuil....
ANGELE.
Ma pauvre tante Angélique...
LA COMTESSE
Oh! mon Dieu!
ANGÈLE
Subitement sans qu'on s'en doutât comprends-tu?
LA COMTESSE
Pauvre tante !
ANGÈLE
Alors, je me suis trouvée seule, malade. Moi aussi j'ai pensé que je pouvais mourir, mourir loin de vous... et je ne voulais pas mourir loin de ma mère.
LA COMTESSE
Toi, mourir?... quelles idées!
ANGÈLE
Oh ! vous ne saves pas ce que j'ai souffert !
En effet, tu es bien changée.
ANGÈLE
Oui... j'hésitais à revenir ; cependant, de peur... de peur que vous ne soyei mécontente... Mais je me suis dit : maman m'aime... n'est-ce pas, maman, que tu m'aimes?...
LA COMTESSE
Oh! chère petite!
ANGÈLE
Elle me pardonnera d'arriver ainsi; car, pour rester dans ce vieux château, toute seule.. . oh! je serais morte, ma mère, je serais morte !
LA COMTESSE
Eh bien , non, non... te voilà, calme-toi.
angèle, l'examinant.
Comme vous êtes belle, vous, ma mère ! Vous allez en soirée ?
Cela tombe horriblement mal... Comment mire?.. je ne puis maintenant fermer ma porte.
ANGÈLE
Comment, c'est ici...
LA COMTESSE
Eh oui... mon Dieu, si monsieur d'Alvimar était li, il me donnerait un conseil.
ANOÈLE.
N'est-il pointa Paris?
LA COMTESSE
Si... il me quitte, au contraire. U va revenir.
ANGÈLE
Ah!
LA COMTESSE
Qu'as-tu? comme tu pâlis!..
ANGÈLE
Ce n'est rien, rien, ma mère.
LA COMTESSE
Que faire, mon Dieu.... maudit bal!
ANOÈLE.
Il est annoncé, donnez-le.
LA COMTESSE
Y seras-tu?
ANOELE.
Moi, ma mère... Oh! le pourrais-je, fatiguée, malade comme je le suis... non , je vous en prie. Ma petite chambre est-elle toujours libre?
LA COMTESSE
Oui, elle t'attendait, car j'allais l'écrire de revenir... Nous parlions de toi avec monsieur d'Alvimar, il y a dix minutes , et nous faisions ensemble des projets...
ANOÈLE.
Sur moi?
LA COMTESSE
Oui.
ANOÈLE.
Que tous êtes bonne ! (On entend sonner.)— Qh\ maman, c'est déjà quelqu'un ; je me sauve.
la comtesse, ouvrant la porte latérale.
Tiens, voilà ta chambre.
ANOÈLE.
Merci. ( Allant à la porte. ) — Louise. (Entre la